La peur comme instrument politique de destruction massive.

 

 
 

Quand une personne a subi un choc violent ou un stress intense, un état traumatique est bien souvent repérable. Pour une nation ou une communauté dont l'identité semble profondément altérée par la crise ou les crises qui l'assaillent, on peut parler, par extension, de "traumatisme collectif." Les repères fondamentaux de cette collectivité qui font que ses membres se réclament d'un "nous" collectif semblent déstabilisés. C'est l'"âme" du peuple, dans de telles circonstances, qui semble atteinte, déboussolée, paralysée. Le "nous" devient plainte, déchirure, souffrance. Qui va réussir à le sortir de cet état de crise et lui proposer une nouvelle perspective? 

A partir  des situations de l'Allemagne des années 30 (humiliation de la défaite de 1918 et crise de 29), de la Yougoslavie de la fin des années 80 (disparition de Tito et retour des nationalismes) et du Rwanda du début des années 90 (aggravation de la problématique ethnique), Jacques Semelin ("Purifier et détruire." Points) expose comment des êtres humains peuvent se transformer en bourreaux de leurs semblables. Le présent chapître s'inspire et emprunte à cette oeuvre la plupart des idées et ce, souvent, dans une formulation fidèle.

L'auteur montre comment, dans ces différentes situations, les acteurs sociaux et politiques au pouvoir (ou en quête du pouvoir) développent une réthorique imaginaire semblable usant de trois thématiques. La première sert à désigner un bouc émissaire, la deuxième vise à le déhumaniser et la troisième à l'accuser d'être au coeur d'un complot contre la nation. Ces trois thématiques ne se construisent cependant pas de manière linéaire et successive, elles s'enchevêtrent et se renforcent mutuellement tout au long du processus conduisant à l'élimination de masse.

En même temps une stupéfiante volonté de coercition sur les individus est mise en place à travers une terreur au service de l'idéologie qui fait que la première figure hostile de l'ennemi est celle du réfractaire à qui s'adressera en premier la violence du pouvoir.

Et les intellectuels dans tout cela? L'éducation peut-elle servir de rempart à la barbarie?

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Michel Fabre

 

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