La terreur au service de l'idéologie.

 

 

Depuis le tout début du processus tous les membres de la communauté sont appelés à se mobiliser dans ce combat contre "ceux par qui viennent tous les maux" et à montrer du doigt, voire à rejeter, ceux qui cherchent à s'en démarquer.

Il est impossible qu'un individu appartenant à la communauté ose dire son désaccord sans prendre immédiatement le visage du suspect ou du traître. Se souvient-on, par exemple, que les camps de concentration des nazis ont été d'abord créés pour incarcérer leurs opposants politiques, socialistes et communistes? A-t-on conscience que Milosevic a peu à peu consolidé son pouvoir en limogeant progressivement tous ceux qui, dans l'appareil communiste Yougoslave, étaient hostiles à sa ligne nationaliste? Ainsi l'ennemi est-il d'abord celui qui au sein de la communauté se montre réfractaire et s'oppose à la marginalisation des "bouc émissaires".

La lutte politique contre ces opposants va de pair, tout au long du processus, avec la mise à l'écart du juif ou du tutsi. La volonté d'emprise sur tous les membres de la communauté est totale. Ainsi la terreur vient se substituer à la peur.

Comme l'a montré Hannah Arendt, la dialectique est proprement infernale: l'idéologie entend s'imposer à tous par la terreur et, en retour, la terreur justifie tous ces crimes au nom de l'idéologie.

 

 

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Michel Fabre

 

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