Le harcèlement.

 

Marie-France Hirigoyen définit le harcèlement moral comme : « La violence psychologique constituée de paroles ou de gestes qui ont pour but de déstabiliser ou de blesser l’autre, mais aussi de le soumettre, de le contrôler de façon à garder une position de supériorité. »

Pour Ariane Bilheran une situation de harcèlement ne peut se résoudre par une médiation. Il ne s'agit pas de dénouer un conflit mais de réparer un traumatisme:

 "Le conflit repose sur une relation symétrique, même si l’on ne s’entend pas, on reste sur une certaine égalité relationnelle, où chacune des parties veut faire entendre et respecter ses besoins et ses valeurs. Le pouvoir circule entre elles. Mais, quand il ne circule pas, quand la relation agit sur un mode inégalitaire où l’un vise la destruction de l’autre, alors nous pouvons parler de harcèlement." Il s'agit de soumettre l'individu à des attaques fréquentes et réitérées qui visent à le conduire à l'autodestruction. Le harcèlement moral découle précisément de l'impossibilité qu'ont les intervenants d'assumer un conflit ouvert, psychologiquement moins néfaste.

À la différence d'autres types de violence, le harcèlement psychologique n'est donc pas ponctuel. Il s'agit d'un processus dynamique constitué de différents types d'agissements qui se développent dans le temps. Lorsque l'on analyse chaque acte séparément, on risque de banaliser cette forme sournoise de violence, car chaque acte peut sembler inoffensif. Fondé sur le rejet de la différence et sa stigmatisation le harcèlement fait rarement intervenir seul le couple harcelé / harceleur, mais un groupe avec des complices actifs et des spectateurs passifs.

L'absence d'aide et d’empathie, isole la victime et l'englue dans un sentiment de honte et la perte d’estime de soi. Outre les conséquences imédiates et à court terme parfois dramatiques, les phénomènes de harcèlement en milieu scolaire laissent une trace psychique profonde susceptible de ressurgir ultérieurement jusque chez le jeune adulte. Il s’agit d’un véritable traumatisme. Il suffit qu’une situation ayant des points communs avec la situation initiale se représente dans la vie du sujet pour que la symptomatologie anxio-dépressive réapparaisse. Les conduites addictives ou les tentatives de suicide ne sont alors pas rares. La vulnérabilité relationnelle acquise dans l’enfance ou l’adolescence du fait du harcèlement pousse ces sujets à rester sur la réserve dans le cadre des relations sociales. Cette difficulté peut se compliquer chez certains d’une véritable phobie sociale.

 

 

 

 

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