La Micheline de 18 h 23          extrait N° 7 page 121

 

 

…d’abord, un train, une voie, un pont, pour lui, c’était sacré. Ensuite, balancer une motrice dans la plaque tournante d’une rotonde c’était comme laisser ses empreintes. Qui pouvait faire ça sinon nous les cheminots ? Pas très malin pour des gens qui veulent pouvoir continuer à se rendre utiles ! Quant à faire dérailler un convoi, fallait aussi que les auteurs ou ceux qui les conseillent soient du métier pour donner la méthode d’écartement des rails et désigner le point idéal où déboulonner. En plus du train, dans ce cas, c’était aussi les collègues qu’on mettait en danger…

Non, pour lui, si on voulait être efficace fallait pas s’en prendre au matériel, ni risquer bêtement des représailles. Au contraire fallait appliquer avec zèle les procédures d’entretien et de sécurité, monter en épingle le moindre défaut pour arrêter le convoi ou refuser de partir. « Rien à dire à ça, qu’il disait : l’amour du travail bien fait, c’est tout... Ces wagons de denrées fallait pas les empêcher de partir, fallait même les y aider, mais en changeant les étiquettes de destination. L’erreur est humaine, pas vrai ?

 

 

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